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Histoire et évolution de l'assainissement

L'activité domestique de l'homme est la source de pollution la plus ancienne.

L'abandon des déchets ou le rejet direct des eaux usées dans le milieu naturel constituent un double danger : pour la santé humaine, pour la qualité de l'environnement et des eaux souterraines et de surface.

Face à ce constat, l'homme cherche d'abord à éloigner la pollution de son environnement immédiat. Puis, il met en œuvre des techniques pour traiter les flux de pollution avant de les rejeter dans le milieu récepteur. Telles sont les deux grandes étapes de l'assainissement : la collecte des eaux usées et leur épuration.

Depuis les années 1950-1960, ces deux composantes de l'assainissement suivent l'évolution des techniques, des obligations légales, des préoccupations environnementales et des possibilités de financement.

Le tout-à-l'égout
Au XIXème siècle, sous l'impulsion des hygiénistes, une véritable politique de santé publique se met en œuvre. Un vaste programme de construction d'égouts est lancé de façon à supprimer les ruisseaux superficiels qui servent jusqu'alors d'exutoires.

Si la canalisation des eaux usées et l'éloignement des rejets sont des solutions à l'insalubrité des centres urbains, un autre problème se pose. En effet, les rejets en aval des agglomérations entraînent une pollution croissante des rivières et des fleuves.

Mais que faire de ces eaux usées ? La première solution consiste à les utiliser comme agents fertilisants, puis l'évolution des techniques rend possible leur traitement avant rejet.

Les stations d'épuration
Si les premières stations d'épuration datent du début des années 1950, il faut attendre les années 1970 et les premières aides de l'Agence de l'Eau pour qu'un véritable programme de construction soit mis en œuvre. La mise en place du système des redevances pollution, crée des moyens financiers incitatifs pour les collectivités. C'est la période du tout-épuration : en cinq ans (1969-1974), le parc des stations d'épuration est multiplié par trois sur le bassin Seine-Normandie. Les collectivités ont pris conscience de la nécessité d'investir en matière d'assainissement.
L'assainissement à Leury

Comme beaucoup de communes, en milieu rural, les habitants de Leury possédaient une installation individuelle plus ou moins performante, censée collecter, prétraiter, épurer, infiltrer ou rejeter leurs eaux usées.

Pour Leury, comme pour les 27 autres communes adhérentes, la Communauté d'Agglomération du Soissonnais assure la gestion de l'ensemble du système d'assainissement. Elle prend en charge le contrôle, l'entretien et la réhabilitation ou la réfection des ouvrages. Elle définit un règlement d'assainissement qui s'applique à tous les abonnés, lequel spécifie l'ensemble des règles applicables au service collectif (branchements, modalités de rejet, etc...). En contrepartie du service rendu, la Communauté d'Agglomération perçoit une redevance évaluée sur la quantité d'eau potable consommée. Cette redevance est due dès lors que le réseau public est en service. En 2012, elle est fixée à 1.78 m3.

Conformément à ce que prévoit la Loi sur l'Eau du 3 Janvier 1992, les Communes de la Communauté d'Agglomération ont décidé, le 2 octobre 2003, de diligenter une étude pour définir sur leur périmètre communal un zonage d'assainissement délimitant :

- Des zones d'assainissement collectif (dont les effluents seront collectés par un réseau spécifique pour épurer au sein d'une unité de traitement), et des zones d'assainissement autonome (effluents traités sur la parcelle)
- Des zones où il est nécessaire de prévoir des installations pour assurer la collecte, le stockage éventuel et, si besoin, le traitement des eaux pluviales et de ruissellement.  

Des résultats de cette étude, il en ressort, pour Leury que :

  •  La majorité des installations d' assainissement non collectif existantes n'est plus aux normes en vigueur
  •  La taille des parcelles et l'accessibilité de nombreuses habitations sont trop contraignantes pour la mise en place d'un assainissement non collectif
  •   L'analyse géologique fait apparaître des sols et des aptitudes à l'épuration et à la dispersion peu favorables à l'assainissement individuel.


Des quatre solutions étudiées au cours de l'étude :

  •  Réhabilitation généralisée de l'assainissement non collectif
  •  Assainissement collectif réduit et pour le reste réhabilitation des installations individuelles
  •   Assainissement collectif sur l'ensemble de la commune avec 2 mini unités de traitement (partie haute et partie basse)
  •   Assainissement collectif sur l'ensemble de la commune avec un site de traitement + un poste de refoulement.


La solution de l'assainissement collectif apparaît comme la plus adaptée tant en fonctionnement qu'en investissement, laquelle est retenue par le Conseil Municipal.

Pour finaliser cette étude, une enquête publique est lancée, sur l'ensemble du territoire de la Communauté d'Agglomérration, du 26 janvier 2004 au 5 mars 2004, qui ne fait l'objet, pour la commune, d'aucune observation particulière, ce qui amène le commissaire-enquêteur à donner un avis favorable au projet de zonage d'assainissement retenu, à savoir : un assainissement collectif avec un site de traitement.

Ce zonage final, approuvé tant par le Conseil Municipal que par le Conseil Communautaire constitue à la fois, un guide dont tous les administrés actuels et futurs pourront prendre connaissance et un document qui s'impose à tous.

Il faut savoir qu'en zone collective, le particulier doit se raccorder au réseau de collecte dans un délai de deux ans après sa mise en place (code de la santé publique). La réalisation du raccordements en domaine privé est à la charge des propriétaires. La Communauté peut, le cas échéant, procéder à l'application d'une surtaxe correspondant à 100 % de la taxe d'assainissement jusqu'à ce que soit réalisé le raccordement, le paiement de la redevance d'assainissement ne dispense donc pas d'effectuer le raccordement de l'habitation au réseau de collecte.

Le branchement se doit de respecter les principes techniques élémentaires :

  •  Brancher toutes les eaux usées
  •  Ne brancher que les eaux usées (ne pas brancher les eaux pluviales et avoir des branchements étanches)
  •  Court-circuiter les anciennes installations de prétraitement (fosse septique, fosse septique toutes eaux, bac dégraisseur)
  •   Pente de raccordement : en général 3 %

Le particulier doit également laisser libre accès à sa propriété pour le contrôle du branchement. Il doit respecter le règlement d'assainissement défini.

Choix de la station d'épuration de Leury
Après les études parcellaires qui suivirent, vint le choix, par le Conseil Municipal, du type de station d'épuration : classique en béton (Pommiers et Sermoise) ou une installation phytoépuration. A l'unanimité, c'est la seconde proposition qui fut retenue, car jugée plus « écolo », avec de très bonnes performances épuratoires, une parfaite intégration paysagère et plus économique, tant au niveau des coûts à la construction et en maintenance.

La première tranche de travaux, pour un montant de 397 000 € (station d'épuration et pose de canalisations, boîtes de branchement) furent réalisés de Novembre 2010 à Mars 2011.

La seconde et dernière tranche de travaux de raccordement, pour un montant de 260 000 €, y compris un poste de refoulement fut réalisée du 25 Avril au 8 Août 2012, par la Société Eurovia, adjudicataire du marché comme elle le fut pour la première tranche de travaux.

Découvrez > la station d'épuration de Leury