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La station d'épuration écologique

la station d epuration

Compte-tenu de la situation géographique et de la topographie de la commune, le raccordement des eaux usées avec la station d'épuration de Pommiers, n'était guère réaliste techniquement et financièrement. Il fallait donc s'orienter vers une autre solution.

Pendant longtemps, les stations d'épuration classiques ainsi que les installations d'assainissement autonomes ont été les deux principaux « remèdes ».

Depuis environ quinze ans en France, la phytoépuration s'impose progressivement sur notre territoire (500 stations en 2010, depuis une centaine construites chaque année), alors qu'elle est couramment utilisée depuis les années 1970 en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

Particulièrement adaptée pour les petites collectivités (jusqu'à 2 500 habitants), ce procédé démontre de multiples avantages : pas de boues mais un compost de qualité, absence d'odeurs, simplicité d'entretien (faucardage annuel), faible coût d'exploitation (pas de produits chimiques), très bonnes performances épuratoires, parfaite intégration paysagère et un investissement initial beaucoup moins onéreux qu'une station d'épuration classique, (environ 40 %).

Compte-tenu de ces éléments et de la visite sur un site existant, les élus leuryacois optèrent à l'unanimité, pour la construction d'une station phytoépuration, dimensionnée pour 200 équivalents/habitants et un coût de 150 000 €. Un choix économique autant qu'écologique. Cette opération a été financée par la Communauté d'Agglomération du Soissonnais et réalisée par la Société Jean Voisin à Beaumont-la-Ronce (Indre et Loire).

Le principe de fonctionnement :

bassin 2

Dérivée du lagunage naturel, la station phytoépuration utilise les capacités dépolluantes de certains végétaux aquatiques (roseaux, algues...) pour assurer leur traitement.

Les eaux usées séjournent simplement dans une série de trois bassins à ciel ouvert. Les effluents sont collectés dans un poste de dégrillage, pour extraire d'éventuels objets puis envoyés dans un premier bassin : un ensemble de 3 macrophyltres plantés de roseaux, alimenté pendant une semaine, puis au repos pendant 2 semaines.

Les eaux sont ensuite dirigées dans un autre bassin : un ensemble de deux éléments composés de graviers et de sable, faisant office de filtres.