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Leury - Les trois clochers, Saint-Michel, Saint-Julien et Saint-Nicodème 

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La Chapelle Saint-Michel

C'est dans le cartulaire du Chapitre Cathédral que l'on trouve la trace la plus nette de la Chapelle (G.253.P° 282). Construction par l'Official de Soissons que le Chapitre Cathédral a fait bail aux habitants de Leury, de ce qu'il possédait à Leury, entre la Chapelle Saint-Michel et le chemin du Comte, moyennant une redevance annuelle de trente sols tournois, à charge pour eux de construire une maison où le Chapitre pourra tenir ses plaids et sa justice, le dimanche avant la fête Saint-Rémy.

Le 13 Novembre 1770, un document émanant du même Chapitre fait état d'un bail où figure "une grange couverte de chaume où anciennement, il y avait la Chapelle Saint-Michel au lieudit "Au Tilleul".

La Chapelle Saint-Julien  

La plus ancienne citation de cette Eglise est datée de 1139, lors de la fondation de l'Abbaye Saint-Léger. Un commentaire ajouté par le chanoine, qui rédigeait l'inventaire des archives du Chapitre Cathédral (G.254. F° 441), précise qu'il y avait anciennement une Chapelle Saint-Julien dans la plaine située entre la porte de Crouy et la montagne de Vauxrot, que cette Chapelle fut "ruinée" dans le temps de la guerre des Anglais et qu'auparavant on y faisait l'office public.

Un autre registre (G.255) à propos du Cérémonial de 1205, dit que la veille de la Saint-Augustin, on allait chanter les vêpres à Saint-Julien, qui était une Eglise entre la porte de Crouy et Vauxrot. Ce dernier registre cite également un sceau de Simon de Bucy, évêque en date du 3 avril 1392, et une concession d'indulgence pour la reconstruction de l'ancienne Chapelle de Saint-Julien, près de Soissons, paroisse de Leury.

L'église Saint-Nicodème

Simon de Bucy avait une soeur : nonain de Soissons au monastère Notre-Dame de Soissons, laquelle figura à l'occasion de l'installation d'une confrérie en l'église de Leury, érigée depuis quelque temps. Cette installation avait amené la construction de l'église, dont le prélat fit la "dédication" le 3 mai 1382, sous le double vocable de : Notre-Dame et de Saint-Nicodème, avec comme bienfaiteurs : messire de Bucy, conseiller du roi, et son frère.

Dès le 12 septembre 1381, s'implantait, à l'initiative du même conseiller, la confrérie de Saint-Nicodème, patron de la paroisse. Les reproductions, concernant cette cérémonie, sont extraites d'une pierre commémorative divisée en deux tableaux. Cette église fut détruite, on n'en trouve plus trace aujourd'hui.

Nicodème : on le rencontre dans l'Evangile de Saint-Jean, disciple secret de Jésus, compagnon de Joseph d'Arimathie, ne figure pas dans de grandes vies de saints.   

La nouvelle église Saint-Nicodème fut bâtie après 1630 vis-à-vis de la source-fontaine. Son implantation, à cet endroit qui peut s'expliquer par le vieux culte aux sources sacrées, fut régularisée par acte du 17 janvier 1757 par devant le notaire maître Calais et bénite le deuxième dimanche après Pâques, le 9 avril 1758 par Dominique Descars de Fialen, abbé de Notre-Dame du Val, prévost du chapitre de Soissons et vicaire général de François de Fitz-James, assisté de Henri Robert Chadart, curé de Clamecy et de Pierre Cailland, curé de Terny. La première pierre avait été posée par Jean-François Gudun, curé de Juvigny.

Cette nouvelle église, construite en bon matériau, mais de la plus grande simplicité de plan et d'élévation ; elle avait plutôt l'apparence d'une chapelle.

A deux pas de cette église et en contrebas de la fontaine se trouvait une bâtisse importante, dont on reconnaît l'aire, un bassin en pierre de retenue d'eau. Cette aire recouvre une cave ancienne à laquelle on accédait par une longue descente de voussures en ressauts.

Bien que l'historien Houllier (1783) indique qu'à Leury, on produisait très peu de vin, il semblerait que cette bâtisse fut une maison de vigneron.

Quant à l'église, elle fut détruite durant la guerre 1914-1918.

 l'église de Leury avant la guerre

eglise de leury avant la guerre 14-18La décision fut prise de la redresser de ses ruines comme elle existait avant sa destruction. Elle fut donc reconstruite sur ses fondations et ses contreforts d'origine. Une seule nef sans bas côté, abside ni transept. Voûte en pierre divisée en trois parties : en plein cintre avec arceaux et arcs doubleaux retombant sur des pilastres sans chapiteau. Longueur de l'église 19 m pour une largeur de 7 m et une hauteur de 8,20 m à laquelle s'ajoute un clocher de 6,30 m de haut, équipé d'une cloche. Une petite sacristie de 6,50 m de longueur, et de 4,30 m de largeur, est accolée à l'église sur son flanc sud-ouest.